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PEUR DE PARLER EN PUBLIC : COMPRENDRE CE QUI SE JOUE DANS LE CORPS

Dernière mise à jour : 1 févr.


La peur de parler en public est souvent interprétée comme un manque de confiance ou de compétence. Pourtant, elle touche aussi des personnes préparées, expérimentées et parfaitement capables dans leur domaine.


Lorsque le stress surgit, ce n’est pas un problème de savoir-faire, mais une réaction automatique du corps.




Pourquoi parler en public active autant le stress (même chez les personnes compétentes)


Du point de vue du système nerveux, prendre la parole face à un groupe peut être perçu comme une situation de danger. Le regard des autres, l’exposition, la peur de l’erreur ou du jugement activent des mécanismes de survie profondément ancrés. Le corps bascule alors en mode lutte ou fuite :

  • le cœur s’accélère,

  • la respiration devient plus courte,

  • les muscles se tendent,

  • la voix peut trembler.


Ces réactions ne sont ni volontaires ni contrôlables par la simple volonté. Elles témoignent d’un système nerveux en alerte, pas d’un manque de compétences.



Le rôle du système nerveux et de la mémoire corporelle


Le stress lié à la prise de parole ne se limite pas à l’instant présent. Le corps peut activer une mémoire corporelle, parfois ancienne, liée à des expériences passées d’exposition, de jugement ou d’insécurité.


C’est pourquoi un accompagnement se fait généralement sur plusieurs séances : le système nerveux a besoin de temps pour intégrer de nouveaux repères de sécurité et modifier des réactions automatiques installées parfois depuis longtemps.



Quelques outils simples pour réguler le stress avant une prise de parole


Sans chercher à supprimer le stress, certains outils peuvent aider le corps à se sentir plus en sécurité avant et pendant une prise de parole :

  • La respiration lente et consciente, en allongeant légèrement l’expiration, permet d’envoyer au système nerveux un signal d’apaisement.

  • L’ancrage corporel, en portant l’attention sur les appuis des pieds au sol ou sur une sensation stable du corps, aide à revenir dans l’instant présent.

  • La visualisation, en imaginant un lieu ou une situation sécurisante, peut renforcer le sentiment de stabilité intérieure.

  • Le relâchement musculaire doux, notamment au niveau de la mâchoire, des épaules et du ventre, aide à diminuer les tensions liées au stress.


Ces outils ne visent pas la performance. Utilisés régulièrement, ils permettent au corps de s’habituer progressivement à un état de calme relatif, et de réduire l’intensité des réactions automatiques au fil du temps.



Hypnose et sophrologie : agir sur les blocages inconscients


L’hypnose et la sophrologie sont des approches particulièrement adaptées à la peur de parler en public, car elles agissent à la fois sur le corps, les émotions et l’inconscient. Ce travail se construit progressivement, sur plusieurs séances, afin de :

  • apaiser durablement les réactions automatiques,

  • renforcer le sentiment de sécurité intérieure,

  • consolider les ressources nécessaires à la prise de parole.


Chaque personne avance à son rythme, en fonction de son histoire, de ses expériences et de ses objectifs.



Une autre manière d’aborder la prise de parole


La peur de parler en public n’est pas un défaut à corriger, mais un signal du corps à écouter.

Avec un accompagnement respectueux et progressif, il devient possible d’aborder la prise de parole avec plus de stabilité, de confiance et de sérénité.




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